Au fil du temps, la bibliothèque médicale n’a jamais cessé d’évoluer, tout comme sa bibliothécaire en chef

En décembre 2015, à la veille de son départ à la retraite en tant que bibliothécaire médicale en chef de la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ, Arlene Greenberg revient sur les moments forts de sa carrière.
En décembre 2015, à la veille de son départ à la retraite en tant que bibliothécaire médicale en chef de la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ, Arlene Greenberg revient sur les moments forts de sa carrière.

Au moment où Arlene Greenberg a entamé sa carrière, en 1970, son monde était très différent de celui qu’elle a laissé derrière elle en janvier dernier lors de son départ à la retraite en tant que bibliothécaire médicale en chef de l’HGJ.

Pas d’Internet, pas de téléphones intelligents, pas d’ordinateurs portables ni d’ordinateurs de bureau, pas de bases de données, aucune trace de technologie numérique disponible dans le marché.

Le seul recours possible consistait à fouiller les ouvrages de documentation, principalement des périodiques et des livres. C’était les bibliothécaires qui réunissaient les collections de la bibliothèque, empruntaient le matériel d’autres bibliothèques si nécessaire, et localisaient l’information dont les professionnels avaient besoin.

Arlene Greenberg consulte le catalogue de l’Université McGill sur un lecteur de microfiches à la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ, en 1983. Dans les années précédant l’arrivée des catalogues en ligne, l’utilisation de cet appareil a constitué un progrès appréciable pour les bibliothécaires, leur permettant de trouver une gamme plus étendue d’information médicale.

Arlene Greenberg consulte le catalogue de l’Université McGill sur un lecteur de microfiches à la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ, en 1983. Dans les années précédant l’arrivée des catalogues en ligne, l’utilisation de cet appareil a constitué un progrès appréciable pour les bibliothécaires, leur permettant de trouver une gamme plus étendue d’information médicale.

Cette époque a laissé de bons souvenirs à Mme Greenberg, qui s’est jointe à la bibliothèque de l’Institut Lady Davis en 1970 avant de devenir la bibliothécaire médicale en chef de l’HGJ en 1978. Toutefois, ajoute-t-elle, le progrès technologique en valait la peine puisqu’avec la disponibilité instantanée des informations il a été possible d’accélérer les soins et d’améliorer la qualité des soins. Ultimement, cela a eu un impact direct sur les soins aux patients.

« L’élimination de ces piles d’ouvrages, de périodiques et de volumes reliés nous a permis d’avoir accès à une mine de ressources documentaires en ligne, incluant plus de 8 000 journaux électroniques, bases de données et livres électroniques, explique-t-elle. Dans le domaine de la santé, où le temps peut être un facteur critique, les patients en profitent si nous pouvons trouver l’information voulue en quelques minutes, ou même quelques secondes. »

Un autre changement majeur a été de mettre la Bibliothèque des sciences de la santé à la disposition des patients qui ont besoin de renseignements fiables sur une maladie ou un trouble en particulier. En 2002, le Centre de ressources pour les patients et leur famille (jgh.ca/CRPF) a été créé pour orienter les patients vers des sites Web dignes de confiance.

Cela a mené au Réseau pour l’éducation des patients, mis sur pied en 2012 afin d’aider les patients à faire des recherches dans la collection du CRPF, à trouver des articles ou des livres pertinents, et même à consulter du matériel sur les soins de santé élaboré par les professionnels de l’HGJ.

Voici d’autres changements auxquels Mme Greenberg a collaboré :

  • 1991 : Création d’un consortium afin d’assurer l’accès aux ressources de l’Université McGill aux établissements d’enseignement affiliés à l’Université
  • 1992 : Utilisation accrue des CD-ROM pour accélérer et simplifier les recherches de bases de données
  • 1994 : Base de données Medline de McGill rendue disponible par l’intermédiaire d’une connexion Internet
  • Fin des années ’90 : Remplacement des CD-ROM par l’accès direct en ligne aux bases de données
  • 2007 : Ouverture de la Bibliothèque des sciences de la santé, entièrement remise à neuf. Les utilisateurs profitent désormais de l’accès numérique et le nombre de livres et de périodiques diminue considérablement.
  • 2009 : Pour souligner le 75e anniversaire de l’HGJ, une bibliothécaire est chargée, avec les ressources appropriées, d’archiver les artéfacts physiques et numériques de l’hôpital d’une manière plus systématique pour en faciliter l’accès. Une exposition itinérante est également réalisée. Pour le 80e anniversaire, cinq ans plus tard, l’archiviste crée une nouvelle exposition pour l’entrée principale.
  • 2010 : Les bibliothécaires commencent à assister aux conférences cliniques en chirurgie générale, en chirurgie colorectale et en soins intensifs néonatals pour être en mesure d’offrir un soutien accru à la prise de décision dans les équipes de soins aux patients. Quatre ans plus tard, ils commencent à assister aux conférences cliniques avec le personnel en hématologie, et aux comités de thérapie du cancer avec le personnel d’oncologie cervicofaciale.
À l’ère prénumérique, les principales sources d’information médicale étaient les livres et les périodiques conservés sur d’immenses étagères, qui ont maintenant disparu de la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ.

À l’ère prénumérique, les principales sources d’information médicale étaient les livres et les périodiques conservés sur d’immenses étagères, qui ont maintenant disparu de la Bibliothèque des sciences de la santé de l’HGJ.

Aux dires de Mme Greenberg, « ce fut un honneur et un privilège d’être au service de la Bibliothèque des sciences de la santé. Travailler avec une équipe de bibliothécaires aussi talentueuse m’encourageait à faire de mon mieux pour nos professionnels de la santé et pour les patients qui comptent sur nous. »

« Peu de personnes peuvent dire qu’ils ont travaillé au même endroit pendant près de cinq décennies; c’est ce que j’ai fait. Tout comme la bibliothèque évoluait et se développait, j’ai toujours eu le sentiment de m’épanouir à ses côtés, personnellement et professionnellement. »

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