Des instructions plus claires, plus rapides, plus sécuritaires pour les soins aux patients

Le groupe ayant pour mandat de guider la mise en œuvre du projet des ordonnances électroniques est formé (de gauche à droite) de Bob Lapointe (TI), Gosia Radaczynska (représentante, Think Research), la Dre Elizabeth MacNamara (médicale), Geneviève Beaudoin (clinique) et Serge Cloutier (soins infirmiers). En arrière-plan, un exemple d’une ordonnance électronique est projetée sur l’écran.
Le groupe ayant pour mandat de guider la mise en œuvre du projet des ordonnances électroniques est formé (de gauche à droite) de Bob Lapointe (TI), Gosia Radaczynska (représentante, Think Research), la Dre Elizabeth MacNamara (médicale), Geneviève Beaudoin (clinique) et Serge Cloutier (soins infirmiers). En arrière-plan, un exemple d’une ordonnance électronique est projetée sur l’écran.

Les ordonnances électroniques, prêtes à utiliser et personnalisables

Imaginez que vous êtes médecin et que vous voulez donner des instructions détaillées aux infirmières, aux pharmaciens, aux nutritionnistes et aux autres membres du personnel médical chargés de soigner votre patient. Normalement, vous rempliriez un formulaire à la main, en vous fiant à votre expérience et vos connaissances pour préciser à l’équipe médicale les mesures à mettre en œuvre.

Ça fonctionne, mais le système est quelque peu dépassé.

Ne serait-il pas plus logique – plus rapide, plus précis, plus pratique et, bien souvent, plus sécuritaire pour votre patient – si vous pouviez simplement accéder à un formulaire informatisé dont les ordonnances prédéterminées et fondées sur des données probantes couvrent différents aspects de la maladie pour laquelle le patient est traité ? Tout ce que vous auriez à faire serait de vérifier que les ordonnances sont appropriées et, au besoin, personnaliser certaines d’entre elles pour qu’elles répondent aux besoins de votre patient.

Avec l’implantation des ordonnances électroniques, l’HGJ franchit un très grand pas. Après le lancement du projet en novembre au 5Nord-ouest, le système continuera de s’étendre progressivement dans l’hôpital pour couvrir l’ensemble des unités et des services.

Si cela est approprié, l’initiative sera étendue aux établissements partenaires de l’HGJ au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Centre‑Ouest-de-l’Île-de-Montréal (Santé Centre-Ouest Montréal), qui travailleront en collaboration pour élaborer et mettre en place des standards de soins axés sur la sécurité du patient et l’efficience.

Geneviève Beaudoin (assise), leader clinique en soins infirmiers, examine une des nouvelles ordonnances électroniques avec (debout, de gauche à droite) Denise Bédard, infirmière-conseil en Chirurgie colorectale et Chirurgie vasculaire; Justine De Monteiro, infirmière-chef par intérim au 5Nord-Ouest; et Kathryn Baldwin, infirmière clinicienne au 5Nord-ouest.

Geneviève Beaudoin (assise), leader clinique en soins infirmiers, examine une des nouvelles ordonnances électroniques avec (debout, de gauche à droite) Denise Bédard, infirmière-conseil en Chirurgie colorectale et Chirurgie vasculaire; Justine De Monteiro, infirmière-chef par intérim au 5Nord-Ouest; et Kathryn Baldwin, infirmière clinicienne au 5Nord-ouest.

Le groupe ayant pour mandat de guider la mise en œuvre du projet est formé de la Dre Elizabeth MacNamara (médicale), Geneviève Beaudoin (clinique), Serge Cloutier (soins infirmiers) et Bob Lapointe (TI). Au cours des derniers mois, le groupe a réuni une solide équipe d’employés fondée sur la confiance, le respect mutuel de l’expertise, et la collaboration. L’équipe travaille en ce moment à aplanir les difficultés qui surviennent inévitablement dans un projet d’une telle ampleur et d’une telle complexité.

La motivation et l’enthousiasme pour le projet ont l’appui soutenu des dirigeants de l’hôpital, le Dr Lawrence Rosenberg (Président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal), la Dre Louise Miner (Directrice des Services professionnels), Johanne Boileau (Directrice des Soins infirmiers) et Valérie Vandal (Directrice associée des Soins infirmiers).

L’entreprise à l’origine du logiciel utilisé pour les ordonnances électroniques, Think Research, et sa gestionnaire de projet, Gosia Radaczynska, collaborent étroitement et offrent leur soutien depuis le début du projet.

Le Dr Rosenberg dit qu’en implantant les ordonnances électroniques, nous voulons aider nos médecins et notre personnel soignant à prodiguer les meilleurs soins possible. C’est là un moyen très concret de démontrer le soutien de l’hôpital pour sa pratique clinique et pour ses médecins.

« Nous y arriverons en standardisant notre approche aux problèmes communs et en réduisant la variation qui s’insinue parfois dans les soins à nos patients. Le problème avec la variation et le manque d’uniformité est que cela peut nous amener à faire des choses que nous ne devrions peut-être pas faire, ou nous empêcher de faire les choses que nous devrions faire. »

Le Dr Rosenberg ajoute que les ordonnances électroniques « faciliteront la vie des médecins, du personnel infirmier et des professionnels paramédicaux, puisque nous aurons tous accès à la même information. Nous saurons que pour une condition médicale particulière, il existe une approche sur laquelle on s’est entendu, comme l’indique l’ordonnance électronique. En éliminant la variation, nous n’avons plus à courir à droite et à gauche et à trouver les médecins pour comprendre exactement ce qui doit être fait. »

Le système numérique installé à l’HGJ inclut une base de données comprenant des milliers d’ordonnances électroniques couvrant une vaste gamme d’affections, de maladies et de conditions médicales. Ces données représentent les meilleures pratiques d’un grand nombre d’hôpitaux et autres établissements qui souscrivent au service, et l’information fournie par une multitude de médecins dans toutes les spécialités.

« Les ordonnances électroniques sont basées sur des normes de soins reconnues internationalement, et qui sont continuellement mises à jour grâce à un processus de révision constant, explique le Dr Rosenberg. Les changements sont tellement rapides que la plupart des médecins n’ont pas forcément le temps d’examiner toute la littérature, d’en faire la synthèse ou l’analyse. C’est pourquoi la compagnie qui fournit les ordonnances électroniques se charge d’effectuer la recherche et l’analyse, de faire la compilation et de produire des recommandations basées sur un examen très rigoureux de la littérature. »

Comme l’explique la Dre Miner, les ordonnances électroniques sont même accompagnées de références, ce qui permet aux médecins de consulter la littérature médicale pour mieux comprendre pourquoi une ordonnance particulière peut être considérée comme une meilleure pratique. « C’est un outil très puissant. Par exemple, lorsqu’un médecin prescrit un test à un patient, il sait que l’ordonnance a été étudiée et approuvée, et il sait que l’hôpital dira ‘C’est bien ce qu’il faut faire et nous sommes là pour vous appuyer ».

« Les ordonnances électroniques nécessitent la participation des médecins dans tous les domaines et toutes les spécialités de l’ensemble de notre CIUSSS, souligne la Dre MacNamara, qui supervise le projet. Leur avis et leurs connaissances approfondies sont essentiels pour offrir à nos patients les traitements et les soins les meilleurs. En fait, la réussite de ce projet serait impossible sans leur participation active. Pour adapter les ordonnances et s’assurer qu’elles seront conformes aux pratiques et procédures qui ont fait leurs preuves et qui donnent les meilleurs résultats à l’HGJ, il faut beaucoup de travail d’analyse, de validation et de modification des formulaires originaux. Tout cela tient en grande partie à la participation des médecins, des infirmières et des professionnels paramédicaux de l’hôpital. »

Selon Mme Beaudoin, avec l’implantation d’un système numérique les nouvelles ordonnances s’imprimeront clairement et seront faciles à suivre – une amélioration par rapport aux ordonnances écrites à la main qui peuvent être difficiles à lire ou mal interprétées, et donc une source d’erreurs potentielles.

Par ailleurs, ajoute-t-elle, les ordonnances numériques seront continuellement mises à jour pour tenir compte des pratiques les plus récentes et des circonstances qui prévalent à l’HGJ. À titre d’exemple, si un médicament en particulier n’est plus disponible à la Pharmacie, la médication de substitution sera indiquée sur les ordonnances appropriées. Ainsi, toute confusion possible sera éliminée et le patient pourra recevoir son médicament sans retard inutile.

Pour M. Cloutier, les ordonnances électroniques sont « un outil essentiel qui aidera le personnel infirmier à prodiguer des soins de qualité supérieure répondant encore davantage aux besoins des patients ».

« Nous tenons à ce que tout le monde comprenne qu’il s’agit d’un projet clinique, et non pas d’un projet TI, insiste M. Lapointe. Notre but est d’en faire le plus possible, aussi vite que possible, pour nos patients. C’est pourquoi nous tenons à implanter le système tout de suite, pour ensuite intégrer d’autres éléments avec le temps. C’est en utilisant les ordonnances électroniques que nous pourrons les améliorer, de façon à ce qu’elles produisent exactement ce dont les médecins, les cliniciens et les patients ont besoin. »

Il y a un autre avantage, mentionne la Dre MacNamara : les ordonnances électroniques aideront les résidents nouvellement arrivés à l’HGJ qui ne sont peut-être pas encore familiarisés avec les ordonnances que l’hôpital préfère pour certains types de patients.

Bien que de nombreux hôpitaux et établissements de santé au Canada et en Amérique du Nord aient déjà implanté les ordonnances électroniques, l’HGJ sera le premier à le faire au Québec. « C’est un important pas en avant pour les patients et aussi pour le personnel, affirme la Dre MacNamara. C’est une mesure qui mérite d’être adoptée par tous les médecins et les professionnels de la santé. »

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