Le point culminant de l’aventure du pavillon K

Après la conférence de presse qui s’est tenue le 18 janvier dernier, Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux a inauguré officiellement le Pavillon K en coupant le ruban rouge. Il était accompagné de (à partir de la gauche) la Dre Louise Miner, directrice des Services professionnels; Lawrence Bergman, ancien député de D’Arcy-McGee; Francine Dupuis, directrice générale adjointe de Santé Centre-Ouest Montréal; Pierre Arcand, ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs; Dr Lawrence Rosenberg, Président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal; Alan Maislin, président du conseil d’administration de Santé Centre-Ouest Montréal; Allen Rubin, président du conseil des gouverneurs de l’HGJ; Georges Bendavid, directeur des Services techniques; Johanne Boileau, directrice des Soins infirmiers; et Joanne Côté, directrice de la transformation et directrice adjointe, innovation et analyse prescriptive et quantitative.
Après la conférence de presse qui s’est tenue le 18 janvier dernier, Gaétan Barrette, ministre de la Santé et des Services sociaux a inauguré officiellement le Pavillon K en coupant le ruban rouge. Il était accompagné de (à partir de la gauche) la Dre Louise Miner, directrice des Services professionnels; Lawrence Bergman, ancien député de D’Arcy-McGee; Francine Dupuis, directrice générale adjointe de Santé Centre-Ouest Montréal; Pierre Arcand, ministre de l’Environnement, du Développement durable et des Parcs; Dr Lawrence Rosenberg, Président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal; Alan Maislin, président du conseil d’administration de Santé Centre-Ouest Montréal; Allen Rubin, président du conseil des gouverneurs de l’HGJ; Georges Bendavid, directeur des Services techniques; Johanne Boileau, directrice des Soins infirmiers; et Joanne Côté, directrice de la transformation et directrice adjointe, innovation et analyse prescriptive et quantitative.

Transfert de 203 patients sans la moindre anicroche

Après une décennie de planification, des années de construction, des mois de préparation minutieuse, des semaines d’exercices et une journée d’activité intense, le pavillon K abrite maintenant les Soins intensifs, les Soins coronariens, les Soins intensifs de néonatalogie, le Centre des naissances, les salles d’opération et plusieurs autres services et unités de soins.

Le projet le plus important, le plus ambitieux et le plus compliqué des 81 ans de l’histoire de l’HGJ a atteint son point culminant le 24 janvier, avec le transfert de 203 patients à leurs nouvelles chambres, en seulement 5½ heures.

Il est 5 h 30, le 24 janvier, soit environ 90 minutes avant le début du déménagement : les employés sont déjà dans l’Atrium pour le déjeuner et la distribution des t-shirts selon un code de couleur correspondant à l’équipe à laquelle ils sont assignés.

Il est 5 h 30, le 24 janvier, soit environ 90 minutes avant le début du déménagement : les employés sont déjà dans l’Atrium pour le déjeuner et la distribution des t-shirts selon un code de couleur correspondant à l’équipe à laquelle ils sont assignés.

Quelques heures avant l’aube, les employés commençaient déjà à arriver dans l’atrium pour préparer le déménagement du pavillon central de l’hôpital vers le pavillon K.  Dès 5 h 30, ils étaient des dizaines attablés devant un petit déjeuner chaud, prêts à enfiler les t-shirts portant le nom de leurs équipes respectives identifiées selon un code de couleurs.

L’excitation et l’anticipation étaient palpables au moment où le Dr Lawrence Rosenberg, président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal, a rappelé aux employés qu’ils allaient vivre une expérience semblable à « ce qu’ont vécu les fondateurs du premier hôpital lorsqu’ils ont ouvert les portes aux patients pour la première fois en 1934 ».

Alan Maislin, président du conseil d’administration de Santé Centre-Ouest Montréal, a appelé les membres du personnel à « profiter de ces nouvelles installations et à s’en servir comme d’un tremplin pour offrir les meilleurs soins possibles ».

Le déménagement à réaliser a été décrit par Johanne Boileau, directrice des Soins infirmiers, comme « un grand voyage, du passé vers l’avenir, et je me sens privilégiée de faire partie de l’équipage avec vous ».

De touchants messages d’adieu ont été laissés par les employés sur les murs de l’Unité des soins intensifs dans les jours précédant le déménagement. Des messages semblables sont apparus aussi sur les murs et les affiches dans différents services, notamment au Centre des naissances et à l’Unité des soins coronariens.

De touchants messages d’adieu ont été laissés par les employés sur les murs de l’Unité des soins intensifs dans les jours précédant le déménagement. Des messages semblables sont apparus aussi sur les murs et les affiches dans différents services, notamment au Centre des naissances et à l’Unité des soins coronariens.

Enfin, Joanne Côté, qui a supervisé la vaste préparation du déménagement, a reconnu que certains employés s’ennuieraient de leurs anciennes unités. « C’est normal d’avoir des sentiments nuancés quand on laisse derrière soi un lieu de travail associé à de beaux souvenirs, a-t-elle dit. Mais aujourd’hui, nous commençons un nouveau chapitre ».

Puis est arrivé le moment que beaucoup attentaient depuis longtemps, le départ de la première patiente, à 7 h pile, depuis le Centre des naissances au 5e étage du pavillon B.

Alors que l’on préparait la patiente, « on a senti une véritable poussée d’adrénaline », raconte Marie-Josée Bourassa, infirmière-chef du Centre. Quant à Paul Lao, membre de l’équipe de transport, il a eu « l’impression de faire partie activement de l’histoire ».

Ensuite, pour chaque patient, il suffisait de suivre les étapes selon le scénario soigneusement planifié :

  • Pousser la civière dans les couloirs de l’ancienne unité et s’engager dans le passage vers le nouveau bâtiment
  • Prendre un ascenseur jusqu’à l’étage approprié dans le pavillon K
  • S’identifier auprès de l’équipe de réception pour confirmer l’identité et la destination du patient qui arrivait
  • Amener le patient à sa nouvelle chambre et brancher les moniteurs et autres équipements
Une des premières patientes transférées au pavillon K, la future maman Chantal Piché, a été amenée au Centre des naissances. Pour ce bref déplacement, elle fut accompagnée par Alan Maislin (à gauche), président du conseil d’administration de Santé Centre-Ouest Montréal; Alyssa Yufe (deuxième à partir de la gauche), membre du conseil; le Dr Lawrence Rosenberg (troisième à partir de la droite), président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal, et de membres des équipes de soins et de transport.

Une des premières patientes transférées au pavillon K, la future maman Chantal Piché, a été amenée au Centre des naissances. Pour ce bref déplacement, elle fut accompagnée par Alan Maislin (à gauche), président du conseil d’administration de Santé Centre-Ouest Montréal; Alyssa Yufe (deuxième à partir de la gauche), membre du conseil; le Dr Lawrence Rosenberg (troisième à partir de la droite), président-directeur général de Santé Centre-Ouest Montréal, et de membres des équipes de soins et de transport.

« Tout s’est très bien déroulé, en douceur » a résumé Chantal Piché, une future mère qui a été parmi les premières à arriver au Centre des naissances. « Tout le monde semblait vraiment bien préparé et on m’expliquait tout ce qui se passait. »

Le même scénario s’est répété, encore et encore. Un nouveau patient arrivait toutes les 2½ minutes; pour ceux dont la situation était plus critique, le rythme était d’environ 5 minutes.

Nous avons pris énormément de précautions, explique Toula Trihas, chef d’inhalothérapie et d’anesthésie. Par exemple, le transfert d’un nouveau-né entre les deux unités de soins intensifs s’effectuait en attachant l’incubateur à une navette spéciale équipée d’un système de secours pour le respirateur et les piles du respirateur. Il y avait également des réservoirs d’oxygène et l’équipement nécessaire pour la réanimation, ainsi que le matériel pour surveiller les signes vitaux de l’enfant.

Silvana Perna, coordinatrice de la prévention et du contrôle des infections, et ses collègues étaient arrivées très tôt le matin pour vérifier si de nouveaux patients avaient été placés en isolement pendant la nuit à cause d’une infection.

Un nouveau-né, dans son incubateur, est transporté dans les couloirs du pavillon K en direction de l’Unité des soins intensifs de néonatalogie.

Un nouveau-né, dans son incubateur, est transporté dans les couloirs du pavillon K en direction de l’Unité des soins intensifs de néonatalogie.

Pendant le déménagement, un membre de l’équipe de Mme Perna était assigné aux patients de soins critiques (code rouge) et un autre aux autres patients (code bleu) afin de voir au transport adéquat des patients en isolement. « Une fois le déménagement terminé, nous sommes retournés au pavillon K pour nous assurer que tous les patients avaient été isolés adéquatement et que les précautions nécessaires étaient bien en place. »

Les proches des patients transportés ont aussi été traités aux petits soins. Selon Lyne Charbonneau, infirmière clinicienne et coordonnatrice des patients, le personnel de l’USIN a rencontré les parents des nourrissons deux jours avant le déménagement pour les informer de ce qui allait se passer.

« Nous avons accompagné les parents au pavillon K pour leur montrer où leur bébé serait amené, explique Mme Charbonneau. Nous leur avons expliqué qu’ils devraient attendre et que nous allions les appeler une fois les petits patients bien installés, pour les rassurer et leur confirmer que leur bébé était dans la nouvelle unité. »

Armande Picard a été la première patiente à arriver dans sa nouvelle chambre de l’Unité des soins coronariens du pavillon K.

Armande Picard a été la première patiente à arriver dans sa nouvelle chambre de l’Unité des soins coronariens du pavillon K.

Aux dires du Dr Apostolos Papageorgiou, chef de pédiatrie et de néonatalogie, qui en était à son quatrième déménagement à l’HGJ, ce fut de loin le plus efficace et le plus enthousiasmant. Les incubateurs sont maintenant disposés en groupes de six qui occupent chacun un grand espace (un pod) offrant un environnement beaucoup plus calme qu’avant. Rien à voir avec l’ancienne USIN, où il y avait plus de 30 incubateurs dans un local bruyant et bouillonnant d’activité en permanence.

« C’est une réalisation extraordinaire, se réjouit le Dr Papageorgiou. Je vous laisse imaginer mes émotions. La nouvelle unité représente une amélioration remarquable pour les familles et pour les bébés. Enfin, la néonatalogie moderne. »

L’ambiance paisible de l’USIN a aussi beaucoup impressionné M. Maislin. « C’est magnifique ! Il n’y a pas de mots pour décrire comment je me sens ». Le Dr Rosenberg a trouvé l’endroit « tout simplement spectaculaire », ajoutant que le pavillon K en entier « étonne par le calme qui s’en dégage. En assistant au déménagement des patients, on aurait pu entendre une mouche voler. C’est incroyable ».

Les médecins souhaitaient eux aussi des améliorations significatives pour les soins aux patients. « L’unité sera beaucoup moins bruyante et offrira une intimité accrue, a commenté le Dr Denny Laporta, médecin aux Soins intensifs. La lumière du jour sera bien appréciée également. Nous espérons que cet environnement sera plus propice à la guérison et à la communication. En somme, nous croyons que les patients s’y sentiront bien et qu’ils pourront guérir et se rétablir plus rapidement. »

Le Dr Richard Sheppard, membre du personnel soignant en Cardiologie, a dit qu’il prévoyait une diminution de la propagation des infections grâce aux chambres individuelles pour les patients. « L’intimité qu’offrent les chambres individuelles est un atout indéniable. Pour les patients très malades, nous avons aussi plus d’espace qu’avant pour loger le matériel médical. »

À 12 h 32, tout était terminé. Le grand déménagement – 203 patients, dont 61 dans un état critique – s’était déroulé sans incident et les membres du personnel étaient en mesure de prodiguer des soins dans leur nouvel environnement.

« Je suis très satisfaite de la façon dont cela s’est déroulé, a affirmé Mme Boileau qui prenait une pause après le transfert du dernier patient. Je suis particulièrement heureuse qu’il n’y ait eu aucun incident. Le transport des patients est une activité à haut risque, mais il n’est rien arrivé. Tout a bien été, et j’en suis ravie et soulagée. »

Que faire avec tout cet espace vide ?

Avec le déménagement d’autant d’unités au pavillon K, l’ancien bâtiment se retrouve avec beaucoup d’espaces libérés. Pour le moment, les seuls projets confirmés concernent la rénovation et la transformation de l’ancien service de l’urgence (vide depuis 2014) en unité d’hémodialyse.

Selon Johanne Boileau, directrice des Soins infirmiers, on a suggéré de déplacer certains lits des plus vieux secteurs vers les unités plus récentes dans l’ancien édifice. L’espace serait également réaménagé pour créer un plus grand nombre de chambres individuelles et semi-privées.

Toutefois, Mme Boileau dit que ce genre de projet ne peut être financé par le gouvernement; c’est pourquoi des discussions sont en cours pour déterminer quelle serait la meilleure utilisation à faire de l’espace vide et comme financer les rénovations nécessaires.

Une conclusion heureuse : À 15 h 17, environ trois heures après la fin du déménagement, Cynthia Dahan et David Ohayon sont devenus les heureux parents d’une petite fille, le premier bébé à naître dans le pavillon K.

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