Les infirmières des
Soins intensifs étudient
des façons d’améliorer
les soins palliatifs

Les infirmières des Soins intensifs ont hâte d’élargir leur expertise pour fournir des soins palliatifs aux patients à haut risque de mourir.
Les infirmières des Soins intensifs ont hâte d’élargir leur expertise pour fournir des soins palliatifs aux patients à haut risque de mourir.

Chaque unité à l’hôpital a un nom et ce nom sert à décrire les services aux patients spécifiques qui y sont fournis, par des membres du personnel formés spécialement pour cette aire d’expertise. Un établissement de soins aigus comme l’HGJ, par contre, traite plusieurs patients gravement malades dont les besoins médicaux ne peuvent pas être si clairement définis.

L’équipe de l’Unité des soins intensifs à l’HGJ, en théorie, réussit des défis médicaux pour guérir tous ses patients gravement malades. Ils sont entraînés et équipés pour fournir des soins agressifs à l’aide de technologies avancées. Il arrive parfois, par contre, qu’un de ces patients sur dix ne survivra pas – et si ces patients ne peuvent pas être placés dans une unité ou un établissement dédié aux soins palliatifs, ils ont droit de recevoir des soins palliatifs, même dans un lieu qui n’était pas censé les offrir.

Des infirmières de l’Unité des soins intensifs et d’autres membres de l’équipe avaient exprimé leur désir d’améliorer davantage les soins fournis aux patients à risque de mort élevé en appliquant les principes de soins palliatifs. Cette volonté les a mené à participer dans un projet de recherche à l’échelle du Québec, mené par Céline Gélinas, une infirmière chercheure au Centre de recherche en soins infirmiers de l’HGJ et à l’Institut Lady Davis, dont le but est d’améliorer la qualité des soins fournis aux patients à risque élevé de mort ou à la fin de leur vie. La première phase de l’étude, connue sous le nom de SATIN, a été complétée il y a deux ans. Elle a identifié les stress que ressentent les infirmières en fournissant des soins de fin de vie à l’extérieur d’unités palliatives.

Un comité engage maintenant le personnel dans la seconde phase du projet SATIN, offrant au personnel l’opportunité de mener les améliorations dans les soins palliatifs livrés dans l’Unité des soins intensifs. Les membres des Soins intensifs incluent Joanna Bailey, une infirmière clinicienne spécialisée du Programme d’appui des patients et de la famille de l’Unité des soins intensifs, Stephanie Petizian, infirmière clinicienne spécialisée, Jacki Raboy-Thaw, infirmière chef, Martine Gagnon, éducatrice clinicienne et le Dr Paul Warshawsky, chef des soins critiques adultes. Complétant le comité multidisciplinaire sont Marie-Laurence Fortin, infirmière clinicienne spécialisée aux soins palliatifs, Lucie Wade, éthicienne clinique, Vivian Myron, travailleuse sociale et Vanessa Roberts, éducatrice en thérapie respiratoire.

À travers un questionnaire, tous les membres du personnel de l’Unité des soins intensifs ont été invités à développer des solutions aux problèmes identifies lors de la phase 1 du projet, dans les lieux qu’ils jugeaient eux-mêmes prioritaires. Les membres du personnel des Soins intensifs ont dû considérer si les patients, les familles ou les membres du personnel des Soins intensifs eux-mêmes bénéficieraient le plus de consultations avec les soins palliatifs de l’hôpital, ou, d’une autre façon, en élargissant l’expertise dans le domaine au sein de l’Unité des soins intensifs. Une troisième possibilité serait d’adopter une approche mixte, incluant les deux options précédentes.

Un défi identifié par le personnel où ils aimeraient travailler pour apporter des améliorations sur le terrain est la communication avec l’équipe multidisciplinaire. « C’est une préoccupation parce que le traitement d’un patient est largement déterminé par des médecins, alors que les soins palliatifs au chevet du lit sont fournis par les infirmières », explique Mme Bailey.

D’autres priorités incluent l’amélioration de la communication entre l’équipe médicale et le patient ainsi que les membres de sa famille; de la formation concernant les principes de palliation relies à la gestion de la douleur et des symptômes; et de l’appui ou de l’entraînement pour affronter des dilemmes éthiques. « Le comité a présenté de la littérature au sujet de ce qui a été fait dans ces domaines et encourage la rétroaction par rapport aux solutions adoptées ailleurs, en quelque forme, et si elles seraient utiles à l’HGJ », dit Mme Bailey, qui ajoute que des familles ont aussi été interviewées pour avoir leur perspective.

Les membres du personnel considèrent également comment implanter les solutions de la meilleure manière. L’équipe devrait-elle développer des nouvelles polices pour quoi faire dans une situation donnée? S’ils reçoivent une formation spécialisée, comment feront-ils l’équilibre cette demande de temps en plus de leurs tâches au chevet? Si les infirmières ont indiqué qu’elles sentent le besoin d’être présentes lors de réunions familiales avec les médecins, comment l’équipe s’assurera-t-elle que ce sera possible? Si une infirmière est présente à une réunion familiale et n’est donc pas au chevet du patient, qui s’occupera du patient durant ce temps?

Le comité planifie présenter un curriculum axé sur le personnel avant l’automne.

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